Gran Turismo 4

Gran Turismo 4
S'il y a une chose que l'on peut dire à propos de GT 4, c'est bien qu'il sait ménager le suspense tel que savait le manier le bon oncle effrayant Hitchcok. Entre les divers reports, les sursauts de confiance, les annonces à grands bruits, les vidéos tentatrices ou encore des pré-versions au goût d'aventure, le titre de Polyphony Digital sautillait tranquillement sur les fantasmes ludiques les plus imaginatifs. Se riant de la tension provoquée par cette attitude un tantinet trop prude, le "real driving simulator" comme il aime à s'appeler, se permet de réaliser une entrée fracassante habillé de son costume d'ébène. Il n'attend qu'une chose, un défi, un duel, que vous vous empresserez de relever.


Une mélopée s'élève soudain, suivie d'une vague lisse de violons, rythmée par une voix légère et cristalline. Soudain, apparaissent furtivement des carrosseries luminescentes, baignées par les rayons doux d'un soleil complice. Vous voici intronisé officiellement au sein d'un maelström de métaux craquelants, de gommes fumantes et stridentes, et d'une subtile effluve de fascination et d'excitation. Comme vous devez sûrement le savoir et le ressentir, le plus passionnant lorsque l'on pénètre au sein d'un nouveau volume de la saga Gran Turismo est d'effectuer un tour d'horizon, d'une part des constructeurs présents à l'appel, et d'autre part des modes et des courses disponibles. Et on peut dire que de ce côté-là la nouvelle coqueluche de Sony tient éminemment ses promesses. En effet, et logiquement, vous retrouverez les deux grands principes à l'origine d'une scission du gameplay, à savoir le mode Arcade et la section "Gran Tursimo". Alors que le premier permettra aux plus pressés de faire connaissance avec l'âme, la puissance de la course, en proposant un accès libre et assez complet aux diverses courses et voitures mises à leur disposition, le second opère de façon plus exhaustive. Effectivement, celui que l'on nomme amicalement GT donne accès à une sorte de scénarisation, ou plutôt d'évolution de votre carrière de pilote, dans le sens où vous devrez tabler sur le facteur temps pour réellement progresser. N'espérez pas bondir dans l'habitacle en cuir d'une voiture de luxe immédiatement. Un long apprentissage se placera en travers de votre route, vous incombant de gravir une à une les marches du perfectionnement. Débutant par le légendaire passage du Permis B National, vous ouvrant la voie à des courses certes simples, mais nécessaires à vous forger un recul financier au gré de vos victoires, le mode Gran Turismo vous confrontera sans cesse à de nouvelles épreuves de plus en plus difficiles à appréhender. De fait, et si vous désirez continuer votre avancée dans ce monde sans pitié, il vous faudra répondre à l'appel des autres permis, allant du A National au Spécial. Evidemment, plus vous posséderez une licence élevée, et plus les épreuves vous rapporteront d'argent et de véhicules prestigieux. C'est donc la volonté du collectionneur qui passe avant celle du compétiteur d'une minuscule marge.

L'arrière-plan est
vraiment somptueux. Un rendu d'une telle qualité démontre que la PS2 n'est pas morte
Une fois quelq
ues crédits en main, et après avoir revendu votre première voiture ridicule offerte une fois votre Permis B en main, il ne vous reste plus qu'à parcourir des yeux l'étendue de l'interface principale, à ce propos soignée et réellement moins austère que dans les volumes précédents. Vous allez alors repérer des petites icônes signalant les meilleurs endroits où vous déplacer, dans le but de rendre votre première expérience et votre formation agréables. Mais avant de participer aux différentes courses et championnats, il vaut mieux vous dénicher une automobile, ce qui se révélera par la suite plus pratique. Autant vous prévenir, vous avez l'embarras du choix. Classés par constructeurs et par pays, les bolides auxquels vous aurez accès exposent de manière informative leur nombre de chevaux, leur poids, et d'autres données guidant votre choix futur. Néanmoins, bien que charmé par tant de luxe à portée de la main, vous serez obligé de raisonner d'une façon plus matérialiste et d'agir d'une façon analogue à la réalité, c'est à dire rendre visite à un vendeur d'occasions. Divisés en trois portions mettant à jour des modèles de voitures allant des années 80 à la fin des années 90, les garages basés sur le commerce à prix réduits seront vos premiers véritables fournisseurs. Mais comme l'apparence ne suffit pas à remporter un prix, la logique vous guidera vers l'achat de pièces augmentant les caractéristiques de votre acquisition récente. Pour ce faire, deux moyens se manifestent, à savoir le recours à un revendeur spécialisé, ou tout simplement un détour par l'arrière-boutique de votre "écurie". Cette entrée en matière se conclura légitimement par vos premiers challenges ouverts aux débutants et à la difficulté de fait amoindrie.

Le mode photo permet de faire des petits montages
sympas
Et c'es
t à ce moment précis que l'on se rend compte du gigantisme de GT 4. Effectivement, après avoir terminé deux permis, exécuté 16 courses, et navigué dans divers recoins de l'immensité qui s'offre à nous, il est tout de même effrayant de se rendre compte que l'on a achevé le jeu qu'à 0,5 pour cent. Plus de quatre heures pour une si faible estimation. Seul Morrowind connaît encore le secret de tels accès de frayeur jouissive chez le joueur. En effet, et ce jusqu'à au moins dix heures d'immersion effective, le soft de Kazunori Yamauchi se survole simplement, ne dévoilant sa force qu'aux plus persévérants. Ceux-là même qui passeront de longues heures à contempler leur réussite au sein du nouveau mode implémenté dans cet opus à la jeunesse encore fraîche, à savoir le labo photo. Mais qu'est-ce donc ? Me demanderez-vous. Et bien il s'agit tout simplement d'un espace de mise en scène de vos plus belles acquisitions, à la manière d'un photographe ou d'un cinéaste. Pour ce faire, deux pistes s'offrent à vous. Soit vous pilotez sur un circuit de votre choix en ayant l'occasion de prendre des clichés au moment de la retransmission en les retraitant en direct, ce qui est le moyen d'obtenir les images les plus spectaculaires, soit vous placez votre bolide rutilant dans un environnement défini. Entre de somptueux jardins japonais, des forêts denses d'altitude, ou encore des collines sauvages, il vous sera possible de réaliser de véritables cartes postales ou plus précisément tenter d'égaler les photos présentes dans les magazines spécialisés. Un peu d'autosatisfaction enregistrable sur carte-mémoire en somme. Surtout qu'il vous est donné le pouvoir de gérer les angles de vues à votre guise, tout comme la luminosité, ou encore la focale. Et si par hasard la sauvegarde numérique ne vous suffisait pas, vous pouvez parfaitement imprimer votre oeuvre par le biais d'un lecteur Zip. Un ajout certes par vraiment utile dans l'absolu, mais qui possède néanmoins le mérite d'exister, et surtout qui donne au jeu un aspect collector et exhaustif notable. Un sentiment de perfection rehaussé donc par la prise en main savoureuse commune à la série.

Une jolie Hon
da dans un paysage japonais typique, de toute beauté
Dans un
souci constant de retranscription fidèle d'une physique de conduite la plus proche possible de la simulation, les développeurs de Gran Turismo rivalisent à chaque occurrence de talent et de profondeur ludique. Conférant à chaque modèle une assise, un poids, et par conséquence des sensations de prise en main différentes, ces derniers mettent donc en place une variété d'approches titanesque, aboutissant à une constante rénovation des perceptions ressenties, et donc un regain d'intérêt constant. On observe, on jauge les aspects positifs et négatifs de chaque voiture suivant le terrain et la structure de la piste, et l'on tente d'adapter la physionomie de son véhicule de la meilleure manière qui soit. Un travail vraiment intéressant et quasiment indispensable, rendant vraiment compte des particularités parfois minimes d'une automobile à une autre, mais suffisantes pour nuire au pilote. D'autre part, et c'est là une qualité incontestable, GT 4 est l'un des seuls jeux de course automobile, dans lequel on sent réellement les engins, leur adhérence, leur lourdeur. Vous saurez instantanément si vous attaquez une courbe de manière risquée et il vous incombera alors de gérer habilement le transfert de masse excellemment bien géré. Vous retrouverez donc avec plaisir cette fluidité restrictive tout en étant souple, qui fait une fois encore la colonne vertébrale de cet opus de la saga de Polyphony. En revanche, et même si on peut noter une certaine amélioration, l'I.A de vos concurrents (désormais réglable dans les limites du visible) vous empêchera souvent de mener à bien vos sorties de virages avec style. Se suivant comme d'habitude en file indienne assez régulièrement, ils vous boucheront le passage sans intention de le faire, et vous laisseront passer de façon inconsidérée. Dommage.

Il faudrait peut-être penser à mettre des clignot
ants la prochaine fois. Ca évitera des choses comme cela...
Dans le
même style, l'absence de gestion des dégâts se fait encore plus sentir dans ce quatrième épisode tant le reste demeure hypnotisant. En effet, et même si l'on peut décider d'une nalité réduisant la vitesse maximale à 60 Km/h durant un laps de temps ou d'un arrêt aux stands obligatoire en cas de percussions violentes, il s'avère encore et toujours payant de suivre le mur en s'appuyant sans vergogne sur les autres compétiteurs amorphes. Bien entendu, les accrocs de la trajectoire n'utiliseront pas ce subterfuge, mais repousser sa disparition à la prochaine génération montre une tranquillité un tant soit peu coupable. Pour finir donc, et parce que je n'ai plus de place, voici un soft d'une qualité époustouflante, certes un tantinet paresseux sur certains points, mais possédant une réalisation sublime, un intérêt inépuisable, ainsi qu'un plaisir de jeu et un gameplay plongeant le joueur dans un tourbillon passionné. Un très grand jeu donc, qui fait passer le goût amer de GT Prologue et qui pourrait se définir par seulement deux mots : Puissant et prenant. J'y retourne.


Site officiel : Site officiel Gran Turismo 4

Démo jouable : Démo jouable Gran Turismo 4

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Achetez-le d'occasion : Acheter Gran Turismo 4 d'occasion

Graphismes - Le titre de Sony affiche des textures de grande qualité, permettant d'exposer des obstacles naturels excellemment bien définis et réalistes, au sein d'environnements parfois époustouflants de beauté. Les arrière-plans en particulier émerveillent sans cesse et surpassent aisément ceux présents dans GT3. De plus, les véhicules s'avèrent superbement bien modélisés, disposant d'un moteur physique crédible et impressionnant. A noter en revanche un aliasing tenace et traduisant la souffrance du monolithe. 18/20

J
ouabilité - Les commandes répondent immédiatement et sans aucun temps de latence. Un constat nécessaire à la vue de la précision de la conduite au sein de ce GT 4. Utilisant un moteur physique réaliste, représentant le transfert de masse de façon très convaincante, et demandant une science de l'appel contre-appel, le titre de Polyphony propose une nouvelle fois une approche du pilotage accessible tout en étant sujette à un perfectionnement constant. De plus, on note dans cet opus l'apparition de revêtements inédits variant encore un peu plus les expériences uniques propres à chaque véhicule. 18/20

Dur
ée de vie - Gran Turismo 4 est le type même de jeu sur lequel on passe plus de soixante heures sans s'en rendre compte. Dépositaire d'un nombre de courses accessibles faramineux, d'un parc automobile s'approchant aisément des 800 modèles, et d'un intérêt sans cesse renouvelé, le soft qui nous intéresse aujourd'hui vous retiendra vissé dans votre siège durant le longs, très longs moments de plaisir. De plus, l'ajout du mode photo permettra aux plus fiers d'admirer leur création encore et encore. Pour finir, un mode Lan très sympathique autorise jusquà six joueurs acharnés. 18/20

Ban
de son - Les sonorités relatives aux moteurs se révèlent véritablement immersives, s'adaptant à chaque modèle et se rapprochant grandement d'une réalité certaine. De même, le crissement des pneus, le bruissement des graviers sous les roues, les sursauts de la carrosserie, tout concourt à vous plonger dans l'ambiance. Les morceaux musicaux s'avèrent de qualité, et disposent de mélodies intéressantes et vraiment originales pour quelques unes. 17/20

Scénario
-

Note Générale
- GT4 remplit son contrat haut la main. Passionnant, magnifique, exhaustif et remanié dans son design, le soft de Polyphony Digital se pose une nouvelle fois en tant que référence de la course automobile sur PS2. En effet, et malgré l'aliasing relativement présent, on retrouve dans GT 4 les points forts de GT 3 sublimés, ce qui implique légitimement un regard empli de louanges. Un grand jeu donc, mais qui on l'espère apportera son lot de nouveautés dans sa prochaine édition. 18/20

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 19:03

Burnout Revenge

Burnout Revenge
Ah, il a bien changé le titre de Criterion depuis le premier volet paru il y a près de 4 ans maintenant ! EA Sports ayant succédé à Acclaim dans l'édition, on se retrouve avec un jeu de plus en plus fou, bourrin à souhait et n'obéissant à aucune règle. Comme pour Burnout 3 : Takedown, cet opus ne plaira pas à tout le monde mais il est clair que ceux qui aiment la touche d'EA Sports ne mettront pas longtemps à ajouter Burnout : Revenge à leur ludothèque.


La première question que l'on peut se poser après avoir joué au petit dernier de Criterion, c'est s'il est plus judicieux de le classer dans le genre courses ou beat'em all. La série va connaître en effet un nouveau tournant dans son évolution puisque l'on a affaire à un jeu où la course n'a plus vraiment sa place tant l'aspect destructeur et dévastateur est privilégié. Ici, on oublie les temps, trajectoires et styles de conduites atypiques pour laisser la place aux cartons, agressions et prises de risques extrêmes. Alors c'est sûr que pour un titre qui s'appelle Burnout, il serait mal placé de se plaindre de l'omniprésence de tôle froissée ou de carambolages à répétition et de se demander où sont passées les performances de pilotage basées sur une conduite sérieuse. Mais tout cela n'est-il pas trop ? Le principe même de Burnout n'est-il pas dénaturé ? Est-ce que trop de crashs tuent les crashs ? Nous allons y répondre, alors bouclez votre ceinture, arrachez la pédale de frein et laissez sortir le côté kamikaze qui sommeille en vous. Burnout : Revenge dépasse toutes les limites, plus rien n'est impossible au volant de bolides dépassant les 300km/h en milieu urbain au centre d'une circulation dense mais impuissante face à la rage des pilotes plus rancuniers que jamais.

Nouveau système de départ vous permettant de
grapiller de l'accélération et donc quelques secondes.
Tout d'
abord, pourquoi "Revenge" ? La réponse est aussi simple qu'éloquente : lorsqu'un concurrent parvient à vous éliminer temporairement de la course grâce à un takedown, celui-ci devient un "Rival Revenge". C'est alors que votre fierté et votre soif de vengeance doivent prendre le dessus sur tout le reste et si vous arrivez à rendre la monnaie de sa pièce à votre adversaire, vous effectuerez un "takedown revenge". Hormis les takedowns classiques, il est possible d'effectuer des takedowns pression (depuis l'arrière de la voiture), verticaux (en sautant sur une voiture depuis une route surélevée), signature (à un endroit précis d'un circuit), contact trafic (en poussant un adversaire sur une voiture de la circulation) ou aftertouch (après avoir été victime d'un takedown et en pressant le bouton de ralenti, on dirige notre voiture sur un concurrent pour l'embarquer dans l'accident). D'autres dérivés de takedowns sont disponibles comme les doubles ou les takedowns camion. Vous l'aurez compris, l'art du takedown prédomine toujours dans cette version, et ce pour notre plus grand bonheur car c'est bel et bien l'aspect le plus jouissif que l'on ait connu dans un Burnout. Bien que les concurrents paraissent encore plus agressifs, on a l'impression que ceux-ci ne sont pas des plus malins et qu'il est vite fait de les éliminer. Mais bon, c'est le fun qui veut ça...

L'effet de flou est con
stant à grande vitesse mais il ne nuit pas à la jouabilité, ce qui est un très bon point.
Un total de 3 modes de jeu sont disp
onibles : le traditionnel tour du monde, le multijoueur et le mode Online. Ensuite, de nombreuses catégories de courses s'offrent à vous, chacune ayant une approche différente de la victoire. On a tout d'abord les courses classiques où l'objectif est tout simplement de terminer en tête. Ensuite, le "Tour Boosté" qui est une sorte de contre-la-montre où l'on doit boucler un tracé dans une limite de temps donnée. Le plus intéressant à mes yeux reste le mode "Road Rage". Dans celui-ci, l'objectif est simple : éliminer le plus de voitures possibles en effectuant une série de takedowns. Comme on le voit de plus en plus dans les jeux de courses, un mode "Eliminateur" fait son apparition. Toutes les 30 secondes, la lanterne rouge de l'épreuve est tout bonnement éliminée. Le mode "Grand Prix" quant à lui, teste votre capacité à obtenir le meilleur résultat sur une série de 3 courses ou plus où des points sont attribués à chacun à la fin de ces dernières. On continue notre tour des styles d'épreuves avec le mode "Aperçu" qui est une sorte de récompense puisque si vous êtes performant, vous aurez le droit d'essayer des bolides dont la vitesse de pointe peut atteindre 350 km/h, et une telle allure en pleine ville donne une sensation de vitesse encore jamais vue dans un jeu vidéo.

Si la barre monte à 100 pour cent, on peut user du fameux
crashbreaker pour tout faire esploser.
Enfin, j
'ai gardé le plus novateur pour la fin : le mode "Panique dans le Trafic". Celui-ci est un peu le talon d'achille du jeu, la nouveauté qui ne sert à rien et qui, au contraire, nuit à l'intérêt du titre. Dans celui-ci, vous devez bêtement foncer sur les voitures annexes pour obtenir des récompenses financières. Plus vous tapez de voitures, moins le temps qui vous est accordé s'égraine et augmente même. Le souci, c'est que cela s'applique à tous les autres modes de jeu. Autrement dit, à partir de maintenant, seuls les poids lourds ou les véhicules arrivant à contresens peuvent vous arrêter, les autres n'ayant presque aucun impact sur votre progression. Burnout 3 était déjà d'un niveau de difficulté assez faible, cela est largement amplifié dans cet opus puisqu'il n'est plus nécessaire d'être aussi attentif qu'avant aux aléas de la circulation, au petit papy qui se traîne sur la voie réservée aux véhicules lents ou aux camionnettes assez lourdes pour vous stopper net dans votre course. Tout ceci donne l'impression d'être dans une voiture blindée pesant 3 tonnes s'amusant à virer les micromachines qui barrent son passage les unes après les autres. Ce qui faisait le charme de Burnout a été rayé d'un trait par EA Sports. La principale difficulté qui résidait dans le fait d'arriver à éliminer ses adversaires tout en restant concentré sur le trafic pour ne pas rentrer de plein fouet dans un véhicule lambda n'est plus de la partie. Cependant, cela pourra amuser ceux qui préfèrent rentrer dans tout ce qui bouge sans être gêné...

C'est l
e moment d'évaluer les dégâts causés par ce carnage et d'obtenir une petite médaille bien méritée.
Les épreuves de crashs sont toujou
rs présentes en grand nombre. Quelques petites variantes sont toutefois apparues pour rendre cet aspect moins répétitif. Tout d'abord, une voiture cible se cache dans le trafic et si on arrive à l'entraîner dans le carton, un petit bonus nous est réservé. Ensuite, l'utilisation du crashbreaker (auto-explosion) s'effectue de manière différente. Pour avoir le droit de l'utiliser, il faut déjà que le carton soit assez conséquent pour que la barre présente à l'écran atteigne les cent pour cent. Une fois celle-ci remplie, on se doit d'appuyer le plus rapidement possible et de manière répétitive sur le bouton du crashbreaker pour que l'explosion soit la plus importante possible. Ce n'est pas tout. Si l'on est assez habile pour diriger notre cadavre en direction d'un endroit stratégique (par exemple, la file de circulation qui n'a pas été touchée par le carton ou une route annexe qui se situe en contrebas) et que la barre se remplit à nouveau, on a droit à une seconde utilisation du crashbreaker ! Enfin, un nouveau mode de départ voit le jour. A l'aide d'une jauge se situant à gauche de l'écran, on peut doser son démarrage pour obtenir un départ parfait à la manière d'un dragster. Par contre, si on manque de précision, on peut caler voir faire exploser son moteur et s'exposer à des moqueries sorties de nulle part.

Peti
t aperçu de la zone de crash sur laquelle vous allez devoir sévir.
Burnout : Revenge c'est aussi et avant tout un nombre de compétiti
ons impressionnant pour ce genre de titre. Même si celles-ci ne sont pas très longues ou difficiles à terminer, on ne peut nier qu'il y a de quoi faire avant d'avoir tout passé en revue. Ce sont donc au total 169 épreuves qui nous attendent et que l'on pourra dompter grâce à un panel de 77 voitures. Celles-ci sont évaluées selon 3 critères : leur impact lors d'un crashbreaker, leur poids et leur vitesse de pointe. On a également 64 défis à relever tout au long du jeu. Ceux-ci vous permettent d'obtenir de très jolies récompenses en argent représentant votre performance. Enfin, ce sont 24 takedowns signature qui sont éparpillés un peu partout à la manière de ce qui se faisait dans Burnout 3. Les profils que l'on crée nous permettent de stocker toutes ces performances et de les consulter sous forme de statistiques. Notez qu'au fur et à mesure de la progression dans le mode "Tour du Monde", on remporte des points après chaque course. Une moyenne est faite entre notre conduite et la médaille obtenue. Si la combinaison de ces 2 critères découle sur l'appréciation "parfait", on obtient 5 points. Ces points nous servent à qualifier notre façon de conduire et à passer de catégorie en catégorie. D'inoffensif au départ, on franchit les paliers pour devenir de plus en plus une brute de la route selon les appellations données.

Les bus vous rapportent beaucoup
d'argent si vous les percutez en mode crash.
Gr
aphiquement, EA Sports a une nouvelle fois fait très fort. L'animation est exceptionnelle et aucun ralentissement n'est à déplorer malgré l'affichage d'un grand nombre de véhicules à l'écran et une modélisation des dégâts des plus précises. Les fumées de couleurs sortant des pots d'échappement, les étincelles ou les superbes effets de lumières sur les carrosseries ou sur le bitume débouchent sur une réalisation très plaisante. La sensation de vitesse est proprement hallucinante lors de l'utilisation de boost et un joli effet de flou vient augmenter cette impression sans pour autant nous gêner. Les commandes sont très faciles à prendre en mains et la seule technique à "apprendre" est le contrôle du dérapage dans les virages. En revanche, seules 2 vues sont disponibles (classique et ras la piste), ce qui n'est pas une régression puisque c'est comme ça depuis toujours dans les jeux de courses arcades. On apprécie l'interactivité grandissante avec les décors et les nombreuses possibilités de raccourcis qui empêchent la course de devenir trop linéaire. Au niveau sonore, ce n'est pas l'himalaya puisqu'à grande vitesse, on n'entend presque plus le moteur de la voiture, celui-ci laissant la place aux bruits du vent lors des dépassements. Les musiques sont assez variées tout en restant axées sur le rock et le métal. L'animateur de radio présent dans Burnout 3 n'a pas vu son contrat reconduit. Burnout : Revenge est donc dans la continuité de Burnout 3 : Takedown et on se demande bien à quoi va ressembler le prochain opus et quelles folies supplémentaires vont être rajoutées. En tout cas, mis à part quelques manques, c'est du tout bon !


Site officiel : Site officiel Burnout Revenge

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Graphismes - L'animation est d'une rare qualité et les environnements sont extrêmement détaillés même si les seconds plans sont parfois moins soignés. Mention spéciale aux très jolis effets de lumière présent tout au long des courses. Bien qu'amélioré, le physique des voitures pourrait être plus réaliste encore. 18/20

Joua
bilité - La prise en mains est enfantine, peut-être trop même puisque la difficulté n'est pas très élevée. D'une fois qu'on sait déraper dans les virages, on sait tout. Les séquences d'aftertouch ou de crashbreaker sont très bien organisée pour ne pas être difficiles à maîtriser, on prend beaucoup de plaisir même si on aurait souhaité un trafic beaucoup moins impuissant. Le coktail est toutefois un peu trop bourrin et la conduite très primaire. 16/20

Dur
ée de vie - Un très grand nombre d'épreuves vous attend. Si vous voulez tout débloquer, tout remporter en "or", réussir tous les défis ou les takedowns signature, préparez-vous à jouer de nombreuses heures, d'autant qu'il est possible de se mesurer à n'importe qui grâce au Online et au mode multijoueurs. 17/20

B
ande son - Le moteur des voitures n'est pas assez mis en avant mais le bruit du vent lors de la pénétration dans l'air est vraiment bien reproduit. Les collisions font toujours autant d'impressions. Finalement, ce sont les bruitages des menus qui s'en sortent le mieux puisque ceux-ci sont dynamiques et agréables. Les musiques seront surtout appréciées par les amateurs de rock et de métal. 16/20

Scénario -

Not
e Générale - Plus ça va, plus Burnout devient un jeu de brutes où on se demande si l'on conduit une voiture ou un char d'assaut. Malgré cet aspect un peu dérangeant, on ne peut qu'être en admiration devant la beauté des graphismes et toutes les possibilis qui s'offrent à nous. Très peu de jeux de courses proposent autant de modes de jeu ayant une telle personnalité et procurant autant de plaisir. 17/20

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 15:48

Modifié le mercredi 28 décembre 2005 19:10

Age of empires III

Age of empires III
La série des Age Of Empires prend le large et vogue vers le nouveau continent. Le troisième volet prend la suite directe de son prédécesseur "Age of Kings" et nous entraîne au début du XVIème siècle, une époque riche en découvertes et marquée par la conquête de l'Amérique. Un cadre idéal pour un jeu de stratégie temps réel très attendu.


Le dernier soft d'Ensemble Studios vous met aux commandes de l'une des grandes puissances européennes de l'époque, déterminée à coloniser le Nouveau Monde. Huit civilisations jouables, ayant chacune leurs spécificités, s'offrent à nous : les britanniques, les espagnols, les portugais, les allemands, les russes, les ottomans, les néerlandais et les français. Petit regret, les amérindiens ne constituent pas un camp à part entière, mais plutôt des sortes de renforts disponibles dans la plupart des missions. Pour s'octroyer l'aide de ces tribus, c'est très simple. Il suffit de localiser leurs villages sur la carte et d'y construire un comptoir. La population sera alors acquise à votre cause et vous pourrez créer des unités indiennes, comme vous créez vos propres archers ou troupes d'infanterie. Bien évidemment, si votre adversaire construit son propre comptoir à la place du vôtre, c'est lui qui bénéficiera de l'aide des villageois. Des unités bon marché qui peuvent apporter une aide substantielle pendant les batailles, cela ne se refuse pas et les villages amérindiens deviennent vite des points stratégiques à capturer, surtout en multijoueur. D'autant que les indigènes ne sont pas comptabilisés dans votre population qui, comme dans les précédents titres de la série, est limitée à 200 unités. Un intérêt supplémentaire pour s'en emparer.

Le
s graphismes sont de toute beauté.
Aut
re nouveauté d'Age of Empires 3 et autre point stratégique devenant vite l'objet de toutes les convoitises : les routes commerciales. Si vous construisez des comptoirs aux endroits prévus à cet effet, cela vous donne droit à de petits bonus très appréciables qui s'accumulent au fil du temps : ressources supplémentaire et gain d'expérience. Plus que jamais, le jeu vous pousse à explorer la carte dès le début des parties pour trouver les fameux villages amérindiens et les routes commerciales. Et ce n'est pas tout, car des trésors sont aussi disséminés dans les niveaux. Qui cracherait sur quelques pièces d'or en plus ou sur un stock de nourriture ? Pas question donc de construire sa base et de rester bien tranquillement dans son coin : la victoire est plus que jamais conditionnée par l'exploration des lieux et la découverte des bonus qui s'y trouvent.

Votre métropole peut vous env
oyer des renforts si vous le demandez.
Age of Empires 3 est également marqué
par l'apparition des métropoles. En effet, même si l'action se déroule intégralement en Amérique, votre pays, situé à plusieurs milliers de kilomètres de là, en Europe, profite de vos conquêtes et évolue. A tout moment, vous pouvez visiter votre métropole et la personnaliser en vous servant de l'expérience et des richesses accumulées jusque là. Vous pourrez par exemple ajouter des lampadaires, des fanions ou même modifier l'apparence des bâtiments. Périodiquement, vous aurez aussi le droit de déverrouiller de nouvelles technologies. Il faudra alors choisir la direction dans laquelle vous souhaitez évoluer. Améliorerez-vous vos navires de guerre ? Vos troupes de cavalerie ? Vos alliances avec les indigènes ? Votre artillerie ? La récolte des ressources ? Attention, car les choix que vous faites se répercutent sur le long terme. En effet, la métropole vous suit, et évolue avec vous au fil des parties aussi bien pendant la campagne solo qu'en escarmouche ou même en multijoueur. Plus vous jouez et plus votre métropole gagne en puissance. Vous allez voir tout de suite son utilité car outre le fait de vous permettre de progresser technologiquement, elle peut aussi vous envoyer des renforts sur le champ de bataille. Pendant les parties vous pouvez en effet vous rendre dans votre métropole et demander des unités supplémentaires qui vous seront envoyées illico presto : archers, infanterie, artillerie... Cet apport de troupes fraîches peut vite devenir déterminant dans l'issue des batailles.

Adm
irez les débris qui se dispersent lorsqu'on touche un bâtiment.
Et des batail
les, vous allez en livrer au sein de la campagne solo, assez longue soit dit en passant. Seul problème, on ne peut pas dire qu'elle soit passionnante. En effet, les missions se suivent et se ressemblent. Un peu plus de variété aurait été bienvenue, d'autant que contrairement à certains STR qui nous laissent choisir les missions que l'on veut effectuer, dans Age of Empires 3, tout est très linéaire. Les niveaux s'enchaînent "à l'ancienne" sans que l'on n'ait véritablement de choix à faire sur le déroulement de l'aventure. Bref, au bout de quelques heures, la lassitude peut éventuellement gagne le joueur. Heureusement, les modes escarmouche et multijoueur sont là pour varier les plaisirs. Ceux-ci permettent à huit joueurs (contrôlés par des humains où par l'IA) de s'affronter sur une flopée de cartes aléatoires. On choisit le type de niveau que l'on souhaite, par exemple de grandes plaines ou une carte composée de plusieurs îles, et le jeu génère automatiquement une map. Deux types de parties sont possibles mais il s'agit hélas toujours de tuer ses ennemis. En fait, la variante se situe au niveau des ressources que l'on a au départ. Dans le mode suprématie, vous disposez de ressources assez faibles et il faudra donc prendre le temps d'en récolter pour bâtir votre base et vous constituer une armée digne de ce nom. En deathmatch en revanche, vous avez dès le début d'importantes quantités de bois, de nourriture et d'or ce qui vous permettra de fonder votre colonie très rapidement. Idéal pour jouer des parties plus brèves et pour se lancer directement dans la bataille sans avoir une longue phase de récolte.

Ce village amérindien est désorm
ais à moi : j'ai accès à de nouvelles unités.
L'absence de modes plus variés
, pourtant présents dans nombre de STR modernes, comme le désormais classique "Domination" consistant à s'emparer de points précis sur la carte et à les conserver, se fait cruellement sentir. Autre regret concernant l'escarmouche et le multi en général, il n'est pas possible de former plus de deux équipes. En fait, soit on joue chacun pour soi, soit on forme deux équipes. Impossible donc de faire s'affronter trois équipes de deux joueurs par exemple. Dommage. Dernier point sur lequel on ne peut qu'être un peu déçu : il n'y a pas d'anti-rush. Dans d'autres jeux de stratégie, il est possible de définir pendant combien de temps on souhaite faire entrer en vigueur un cessez-le-feu. Ainsi, cela laisse le temps à chacun de construire quelques bâtiments et d'avoir une ébauche d'armée avant d'avoir à se battre contre d'éventuels assaillants. Dans Age of Empires 3, c'est impossible et il est donc conseillé de bâtir en priorité un bâtiment militaire et de créer quelques unités d'infanterie pour faire face à un joueur qui aurait l'envie d'attaquer votre base dès le début de la partie. Heureusement, la métropole donne la possibilité de demander des renforts militaires ce qui permet de limiter l'impact des rushs, mais une option de cessez-le-feu n'aurait quand même pas été superfétatoire.

Un éditeur
de cartes très complet est présent.
Côté graphismes en revanche, on a du mal à trouver quelque chose à redire. Age of Empires 3 utilise les technologies les plus récentes pour nous en mettre plein les yeux et on peut dire que c'est réussi, tant au niveau des couleurs, riches et chaleureuses, qu'au niveau de la topographie utilisant le "Tone Mapping", un procédé venu de la photographie. Un autre outil, celui-là spécialement mis au point par les développeurs, permet de traiter de façon efficace les effets d'ombres et de lumières. Son nom est un peu barbare, il s'agit de l'HDRI (High Dynamic Range Imaging). Grâce à lui, les ombres des unités varient en fonction de la position du soleil et peuvent même se superposer. Les surfaces aquatiques ont bénéficié d'un traitement particulier et cela se voit : l'eau est superbe. Les décors, les unités et la lumière du soleil s'y reflètent parfaitement. Tout cela a cependant un prix : le jeu est très gourmand en ressources. Un PC très puissant est donc nécessaire si on veut profiter des détails maximum, surtout lorsqu'il s'agit de jouer à 8 en multijoueurs. Un processeur cadencé à plus de 3 GHz secondé par 2 Go de RAM et par une carte graphique Geforce 6800 ou ATI X800 ne sont alors pas de trop pour supporter la débauche d'effets d'ombres et de lumières des batailles faisant entrer en scène des dizaines d'unités simultanément.

Les batailles navales sont l'un des
aspects les plus spectaculaires du jeu.
Plus que le moteur graphique, c'est
le moteur physique qui surprend. Pas étonnant puisque celui-ci n'est ni plus ni moins que le fameux Havok, moteur qui gère, entre autres, la physique du FPS Half-Life 2. Le résultat dans Age of Empires 3 est assez bluffant. C'est l'une des premières fois que l'on voit dans un jeu de stratégie une gestion localisée des dégâts. Ainsi, si des flèches enflammées touchent les voiles d'un moulin à vent, celles-ci vont prendre feu et le moulin en question va s'arrêter de tourner. Les bâtiments et les navires peuvent être détruits de plusieurs manières selon l'endroit touché. On peut par exemple voir une toiture s'effondrer après que l'artillerie l'ait touchée ou des débris de murs tomber au sol après une attaque. Les unités ne sont pas en reste puisque lorsqu'on tire un boulet de canon sur les troupes adverses, les corps sont projetés à plusieurs mètres du point d'impact. Une touche de réalisme appréciable effaçant la désagréable sensation d'assister à la répétition d'une simple animation. Au final, Age of Empires 3 surprend vraiment par certains de ses aspects. Il aurait même pu prétendre au titre de jeu parfait si sa campagne solo avait été plus dynamique et si il ne manquait pas quelques options en escarmouche et en multijoueur. Il demeure cependant un titre à ne pas manquer de par le plaisir qu'il sait malgré tout nous procurer.


Site officiel : Site officiel Age of empires III

Démo jouable : Démo jouable Age of empires III

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Graphismes - Des batailles navales somptueuses, des effets d'explosions très réussis et un moteur physique impressionnant qui fait différer la façon dont sont détruits les bâtiments selon les points d'impact. Tout cela a malheureusement un coût : Age of Empires 3 est très gourmand en ressources. 17/20

Jo
uabilité - Très classique, le gameplay d'Age of Empires 3 n'en est pas moins efficace. Les quelques nouveautés comme les métropoles et les comptoirs, même s'ils ne bouleversent pas notre fon de jouer, sont les bienvenues. En revanche, on regrette un peu l'absence de certaines options en multijoueur (pas d'anti-rush et impossibilité de former plus de deux équipes). 16/20

Durée
de vie - Entre la campagne solo, le mode escarmouche, le multijoueur et l'éditeur de cartes, il y a de quoi faire. Gageons que des joueurs de talent rendent prochainement disponible sur le net leurs propres scénarios comme ce fut le cas pour Age of Empires 2. 17/20

Bande
son - Les effets sonores sont très bons, mais c'est surtout l'excellente qualité des thèmes musicaux qui surprend. Il est simplement dommage qu'ils ne soient pas plus nombreux. 16/20

Scénari
o - La campagne solo n'a rien d'original. Son scénario n'est pas très inspiré et les objectifs sont trop répétitifs si bien qu'on s'en lasse assez vite. Plus de rebondissements avec, pourquoi pas, la possibilité de choisir les missions que l'on veut accomplir, auraient certainement été très profitables au jeu. 14/20

Note
Générale - Age of Empires 3 n'est peut-être pas le jeu ultime que l'on attendait de par sa campagne solo basique et ses lacunes au niveau des options escarmouche et multijoueur, mais c'est tout de même un excellent STR. Grâce à son contenu très riche, sa réalisation soignée et son gameplay efficace, il parvient sans mal à surclasser ses aînés. De longues heures de jeu en perspective. 16/20

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 12:34

Fifa 06

Fifa 06
Cette année plus que jamais, EA Sports et son poulain sont fermement attendus par les fans de simulations footballistiques. La rumeur a couru, stipulant que le gameplay de ce dernier avait connu une évolution considérable et que son homologue et concurrent PES pouvait craindre pour sa place de numéro 1 du genre. Alors, qu'en est-il ? Les espoirs fondés dans ce dernier volet sur consoles 128 bits ont-ils été justifiés ? FIFA a t-il assez grandi pour faire table rase sur un passé qui lui colle à la peau depuis de nombreuses années maintenant ?


Le sprint se termine, il est l'heure des premiers bilans, des premièresactions et des premières comparaisons. Comparaisons avec les opus précédents et non pas avec l'ennemi ju de chez Konami puisque celui-ci ne sortira que dans un peu plus de 3 semaines. Ce qui estr, c'est que cette année a écelle de l'omniprésence d'EA Sports avec une publicité monumentale. Il est clair que si l'on devait récompenser une campagne, ce serait celle de FIFA qui a commencé par l'annonce d'un gameplay revu, corrigé, amélioet surtout plus proche d'une simulation comme... PES. Ensuite, et comme c'est l'habitude de la maison, cela est paspar le "recrutement" de symboles, d'icônes et de stars du ballon rond de la nouvelle génération qui sont en train de supplanter les Zidane, Ronaldo et consorts. A ce petit jeu, ce sont Ronaldinho et Wayne Rooney qui ont été retenus pour assurer une promotion censée donner envie de se procurer le nouveau FIFA. EA Sports a donc mis les petits plats dans les grands et n'a pas ménagé sa peine pour qu'enfin, son titre soit reconnu comme la simulation, comme le jeu que tout fan de football, de gestes techniques et de jeu tactique se doit de posséder dans sa ludothèque. La réputation de FIFA se devait de changer puisque ses atouts aussi conséquents soient-ils ne parvenaient toujours pas à ébranler la domination de Konami. La sentence tombe comme un couperet : ce ne sera pas pour cette année...

Voici le premier défi que l'on vous propose en arrivant dans les menus du jeu.
Après une cinématiqu
e d'intro qui en met plein la vue et qui vous hérisse les poils des bras, on se plonge directement dans l'ambiance des menus de FIFA, et là, les frissons ne sont pas prêts de vous quitter puisque les premières ambiances sonores ne sont pas assurées par des musiques mais par des commentaires de Thierry Rolland et Jean-Michel Larqué vous rappelant des moments glorieux de l'Equipe de France. Ensuite, place aux traditionnels morceaux pop-rock qui ornent les pages des menus. Puis, pressés de constater la fameuse évolution qu'on nous narre depuis des mois, on n'hésite pas une seconde à choisir le mode coup d'envoi pour fouler une première fois les terrains des nombreux stades mythiques présents dans le jeu. Avant de jouer le match, on vous propose d'ailleurs de relever le premier défi (que vous êtes libre d'accepter ou de repousser pour plus tard) d'une longue liste, vous permettant d'inscrire à votre palmarès de joueur toutes sortes de performances comme le fait de marquer un but rapidement ou de réussir un triplé. Mais avant de passer à l'aspect pratique, récapitulons de quoi est faite la base de données du titre d'EA Sports.


Le Millenium Stadium est fidèlement reproduit jusqu'au plus petit détails.
FIFA, c'est tout d'abord la possibilité de jouer avec un nombre impressionnant d'équipes. On dénombre 20 championnats nationaux (sans compter les divisions inférieures que l'on retrouve en Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie), 39 sélections nationales et 2 sélections mondiales. Les transferts ont bien évidemment été mis à jour, ce qui découle sur une base de données absolument remarquable. Pour ce qui est des modes de jeu, on retrouve le traditionnel entraînement présent pour parfaire sa technique, les matchs amicaux, les compétitions permettant de jouer les championnats nationaux et leurs coupes respectives, la possibilité de jouer en ligne et le fameux mode carrière s'étendant sur 15 saisons. Dans celui-ci, on prend la place d'un manager sur le marché, qui, après avoir répondu favorablement à l'une des offres d'emplois disponibles, devra gérer à la fois l'aspect financier (prix des places, sponsoring, amélioration de certaines structures) et sportif pour répondre aux souhaits du comité directeur dont les ambitions varieront en fonction du club et de vos performances. L'aspect relationnel et humain est également privilég puisque l'on se doit de veiller à la bonne entente au sein du collectif pour que le moral des troupes découle sur de bonnes prestations sur le terrain.


On ne voit jamais une seule place de vide, tous les matchs se jouent devant des dizaines de milliers de personnes.
La première cho
se qui frappe lorsque l'on commence à jouer est la disposition très lointaine de la caméra par défaut. On se dit alors qu'une simple modification dans les paramètres suffira à nous rapprocher des protagonnistes mais il n'en est rien puisqu'aucune caméra ne propose une vue assez détaillée de ce qui se passe sur le terrain. Bien que cela puisse paraître répétitif à la longue, on va rappeler une fois de plus que la façon dont on inscrit les buts est toujours aussi simpliste et peu variée. La progression sur le terrain n'est pourtant pas rapide et basique, mais on a toujours autant de mal à comprendre comment les joueurs arrivent à faire mouche aussi souvent dans des situations aussi délicates. Le problème est que la façon dont ces derniers tirent ne changent toujours pas. Le ballon part à mi-hauteur, légèrement enroulé et finit sa course à ras du poteau, profitant de la relative lenteur du gardien à intervenir. EA Sports a encore oublié que les footballeurs ne sont pas des machines à marquer et qu'on aimerait bien les voir se planter de temps en temps, échouer dans leurs tentatives ou tout simplement manquer des occasions simples à convertir juste parce qu'ils ne sont pas dans un bon jour ou que leurs capacités premières ne sont pas celles d'un buteur. Le principal manque de la série est la quasi-absence d'erreurs humaines et les attributs des joueurs ne sont pas assez mis en avant de sorte à ce que l'on puisse voir le plus rapidement possible si le joueur que l'on dirige a des points faibles, que ce soit au niveau de leur technique, de leur physique ou tout simplement de leur adresse lors des frappes.


Saint-Etienne contre une selection de joueurs mythiques : nostalgie !
Le
football moderne n'est pas fait que de collectifs implacables, enchaînant des dizaines de passes précises pour arriver à conclure une action de manière magistrale. Au contraire, ce n'est pas une science exacte et il serait bénéfique pour tout le monde qu'EA Sports en prenne conscience. Alors c'est sûr, l'ambiance graphique est hallucinante, les stades sont d'une beauté encore jamais vue, toutes les licences sont là, on se croirait réellement devant son poste de télévision mais à partir du moment où l'on devient acteur, on sent qu'il manque un petit quelque chose, qu'un oubli a été fait... ce dernier est le réalisme de jeu. Par ce terme, je ne cite pas les gestes techniques très bien reproduits ni la décomposition des mouvements des joueurs fidèle à la réalité mais bien le facteur X qui fait qu'une action échoue. On ne joue pas avec la peur de mal faire mais avec l'envie de marquer le plus possible. Ainsi, même un tacticien ou un amoureux du beau jeu va être poussé par une force inexplicable a répéter le même style d'action tant la façon de défendre de l'adversaire est impersonnelle et ne varie presque pas selon les équipes. Autrement dit, on joue presque toujours de la même façon pour conclure à 80 pour cent du temps par une frappe dont je vous citais les caractéristiques plus haut. Enfin, on constate qu'il est trop facile de centrer, même dans des situations compromises, l'ailier parvient toujours à distiller un bon ballon enroulé, ce qui n'est franchement pas normal.


Thomas Ravelli, recordman des séléctions en équipe nationale de Suède.
Mêm
e si tout cela paraît négatif, c'est une façon de montrer notre désespoir de voir le gameplay du jeu changer un jour. Car il est clair que pour le reste, FIFA a fait très fort. La pelouse semble immense et on ne s'approche pas facilement des buts adverses, surtout en mode de difficulté international. Les défenses ne sont pas simples à prendre de vitesse puisque les joueurs pratiquent un marquage individuel où il est très compliqué de créer des brèches. Pour réussir ses passes en profondeur, il faut faire preuve d'un très bon timing afin que la course de l'attaquant soit en phase avec le moment où l'on déclenche la passe. Les gestes techniques sont donc une nouvelle fois salvateurs et on prendra goût à déclencher des une-deux, ou à faire des passes piquées pour éviter de se heurter à des défenseurs bien sur leurs appuis. En revanche, on regrette de ne pas marquer un peu plus sur les centres et surtout de manière plus variée selon la position avec laquelle on aborde une phase offensive. Passons à la bande-son qui reste un des gros points forts où FIFA ridiculise littéralement PES. Les commentaires assurés par Eugène Saccomano et Franck Sauzée sont très agréables à entendre et leur voix ne retranscrit absolument pas l'aspect de récitation dégagé par les commentateurs de PES. Les ambiances des stades sont extraordinaires et on se sent pousser des ailes au moment où des dizaines de milliers de supporters acclament votre équipe par des chants ou lorsqu'un but est marqué.


Une situation que l'on rencontre souvent : un débordement qui va découler sur un centre.
La vitesse de jeu n'a
pas été revue à la baisse depuis le précédent volet, ce qui est assez dommageable puisque même si l'on ne progresse pas très rapidement d'un but à l'autre, les transmissions de passes se font trop simplement. Les gestes "de second plan" ne sont pas vraiment mis en avant. Autrement dit, il aurait été sympa de voir plus de tirages de maillots, plus de buts de raccroc, plus de coups de rein ou de passes faites en taclant. Le système de coups de pied arrêtés ne met pas assez en valeur la patte du joueur, ces derniers ne variant pas assez en fonction du tireur que l'on a choisi. Les frappes sont déclenchées trop rapidement et tous les joueurs ont à peu près la même puissance de frappe, trop élevée elle aussi. Par contre, on ne peut rien reprocher à l'animation et aux textures entourant le match puisque tout est fluide et aucun bug n'est à déplorer. Graphiquement, on apprécie bien sûr de voir les équipes arborer de très beaux maillots mais force est de constater que les joueurs connus se reconnaissent beaucoup plus facilement dans les précédents PES que dans ce FIFA, notamment lors de gros plans. En revanche, les animations au moment des arrêts de jeu apportent une touche de réalisme supplémentaire. Vous l'aurez compris, ce ne sera pas l'année de FIFA et on sera d'autant plus déçus qu'on nous avait annoncé une ribambelle d'innovations qui ne sont finalement pas au rendez-vous.


Site officiel : Site officiel Fifa 06

Demo jouable : Demo jouable Fifa 06


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Graphismes - Même si ce n'est absolument pas moche, les caméras sont trop éloignées pour que l'on puisse apprécier la réalisation à sa juste valeur. Les stades sont en revanche superbes et ont chacun une vraie personnalité. En revanche, les visages des joueurs manquent de détails, il y a encore du boulot à ce niveau. 15/20

Jouabil
ité - Une fois de plus, le tout est un peu trop simple d'accès et on plonge assez rapidement dans une importante répétition des actions. Le système de tir doit être revu une bonne fois pour toute si EA ne veut pas lasser les joueurs de FIFA. On enchaîne assez rapidement les passes mais les défenses assurées par l'IA sont de plus en plus robustes et compliquées à bouger, ce qui n'est pas pour déplaire. Cette version console est bien plus arcade que la version PC. A quand une IA capable d'appliquer de vrais shémas tactiques ? 15/20

Durée de vie - Ce
lui qui a décidé de finir tous les championnats et de relever tous les défis en a pour des mois. La base de données est ahurissante et tout a été mis à jour pour procurer un maximum de plaisir dans le réalisme du jeu. En revanche, l'ensemble est franchement répétitif et on sera vite lassé du solo, même pour le mode carrière. Prévoyez donc de longues soirées en multi. 17/20

Bande son - Les ambiances des stades sont exceptionnelles une fois de plus, les supporters sont omniprésents de par leurs chants et encouragements. Les voix d'Eugène Saccomano et Franck Sauzée ne sont pas déplaisantes mais ces derniers ont tendance à en faire un peu trop. En revanche, leur fréquence d'intervention et le tempo de leurs commentaires sont admirablement bien dosés. 17/20

Scénario -


Note Générale -
Cette année promettait un choc de titan entre FIFA et PES, ce ne sera pas le cas puisque le premier nommé étant une franche déception. Si Konami se moque des licences, EA Sports se moque du gameplay en nous proposant encore et toujours la même façon répétitive de jouer. Au final, nous avons un bon jeu de foot mais qui est loin de tutoyer les sommets. La révolution n'aura donc pas lieu même si de petits efforts ont été faits mais l'évolution entre ce volet et son aîné est bien trop faible pour prétendre à une meilleure note. 16/20

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 11:58

Modifié le mercredi 28 décembre 2005 18:45

Bienvenue sur videos-games

Bienvenue sur videos-games
Voila je vous souhaite à tous et à toutes un bon trajet sur mon blog ! J'aimerais être dans le top 100 et pour ça c'est vous qui pourrez m'aider , personne d'autre ! Si vous faites pas d'efforts , je serais dans l'obligation de terminer mon blog mais bon on en est pas là , pour l'instant j'ai pour objectif de vous faire encore plus aimer les jeux vidéos et d'avoir beaucoup de visites mais bien évidemment si je peut y rentrer , je ferai tout pour et j'espère que vous aussi ! Merci de passer plusieurs fois sur mon blog , de le faire tourner et de me mettre dans vos skyblogs préférés !

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 11:20

Modifié le mardi 26 juin 2007 03:18